En 1960, Nouakchott n’était qu’un fortin perdu dans les dunes. Aujourd’hui, c’est une métropole d’environ 1,5 million d’habitants, soit près du quart de la population du pays. Cette explosion urbaine résume à elle seule la mutation profonde qu’a vécue la Mauritanie en six décennies.
Le grand basculement commence avec les sécheresses des années 1970 (1968-1973, puis 1977-1983), qui anéantissent les troupeaux et précipitent la sédentarisation des nomades. Les villes, Nouakchott, Nouadhibou (la capitale économique et port minéralier), Rosso, Kiffa, Atar, accueillent des vagues entières de pasteurs en quête d’un nouveau destin.
L’économie mauritanienne s’appuie sur trois piliers historiques :
- Les mines : le minerai de fer de Zouérate exploité par la SNIM depuis les années 1960, l’or de Tasiast dans l’Inchiri, le cuivre d’Akjoujt.
- La pêche : les eaux mauritaniennes sont parmi les plus poissonneuses du monde, alimentant l’un des plus grands ports de pêche d’Afrique de l’Ouest à Nouadhibou.
- L’élevage et l’agriculture : la vallée du fleuve Sénégal reste le grenier du pays.
Sur le plan politique, le pays a connu plusieurs alternances. Aujourd’hui, le président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, élu en 2019 et réélu en 2024 pour un second et dernier mandat, dirige une Mauritanie qui est redevenue un acteur stable et respecté dans la région sahélo-saharienne.
Pour aller plus loin :
Cet article reprend des informations tirées des sources suivantes
Wikipedia — Économie de la Mauritanie
Banque africaine de développement — Perspectives Mauritanie
